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Comment améliorer la communication ?

Afin de bien comprendre, abordons dans un premier temps la notion d’intelligibilité. Cette capacité à être bien compris de son interlocuteur dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels prédominent la fatigue, les atteintes musculaires et les troubles de la coordination.

La fatigue physique constitue un des facteurs principaux qui vont intervenir dans la manière dont vous captez le message du patient. Elle se traduit par une perte de l’intensité de la voix à la fois par son action sur la fonction respiratoire et la fonction laryngée.

La fatigue peut également engendrer une réaction de retrait par rapport à la société, aux contacts humains. C'est une forme de fatigue psycho-sociale se traduisant par la perte d'envie de voir du monde, de sortir avec des amis ou d'aller au cinéma.

Enfin, un troisième type de fatigue que l'on appellera fatigue cognitive, apparaîtra lorsqu'un effort d'attention ou de concentration s'avère nécessaire pour suivre la conversation, en famille, au travail ou avec des amis.

Les atteintes musculaires et déficits de la coordination entraînent des troubles d'articulation tels qu'il sera parfois nécessaire de vous demander une répétition de la phrase. Vous entrez alors dans un cercle vicieux, puisque vous augmentez la fatigue et engendrez l'exaspération ou l'abandon de la conversation.

 

Dès lors, comment améliorer l'intelligibilité ?

 

Parallèlement, des facteurs que nous appelons cognitifs risquent de réduire encore plus l 'intelligibilité. Vous avez peut-être remarqué chez votre patient un désintérêt progressif, un retrait de la conversation, des échanges qui se limitent aux petits besoins quotidiens, une perte de la notion du temps.

Quel que soit le degré d'atteinte, impliquez toujours votre patient dans la conversation, dans l'organisation des activités. Il ne peut pas rester en retrait. Il doit décider, participer, rester un intervenant principal. Il doit gérer sa vie. A nous, à vous de lui simplifier la tâche, de lui apprendre des techniques de compensation et notamment de l'amener à gérer sa fatigue.

Enfin, un troisième niveau perturbe la communication: ce sont les aspects émotionnels. Le patient culpabilise, il s' isole, c 'est la déprime. Il se fâche pour un rien, vous envoie promener, la communication devient impossible, on ne se parle plus… ou alors, on "gueule".

Il faut alors au plus vite, avec une aide psycho-médico-sociale, redéfinir ses priorités et les vôtres, favoriser son autonomie, le valoriser à travers des petits renforcements.

Et surtout, ne vous oubliez pas, car les deux interlocuteurs nécessitent une aide extérieure.

Vous risqueriez des situations explosives !

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